Radon : un guide actualisé fin 2025 et des obligations qui concernent aussi certains bâtiments
Le radon n’est pas le risque le plus connu du grand public, mais il revient régulièrement dans les dossiers dès qu’on parle de qualité de l’air intérieur et de prévention au travail. Fin décembre 2025, le ministère du Travail a publié un guide pratique et un document questions-réponses pour aider les employeurs à intégrer les évolutions réglementaires. Le point de départ est concret : le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, qui peut s’accumuler dans certains bâtiments, notamment en rez-de-chaussée, en sous-sol, ou dans des locaux mal ventilés. L’exposition prolongée est un enjeu sanitaire, et, dans certaines situations, elle déclenche un dispositif renforcé de prévention. Pour les exploitants, la difficulté est souvent la même : savoir quand on est concerné, comment mesurer, et quoi faire si les résultats ne sont pas bons. Le guide répond précisément à ces questions, avec une logique de gestion du risque plutôt qu’un discours anxiogène. Le radon est aussi un bon exemple de risque “silencieux” : un local peut sembler sain, alors que la concentration est élevée. La présence de sous-sols, de planchers bas non étanches, ou de renouvellement d’air insuffisant peut favoriser l’accumulation. C’est précisément pour éviter les décisions à l’aveugle que la mesure est centrale dans la démarche.
Évaluation, mesures et suivi : ce qui change quand le radon est avéré
Quand le risque est identifié, il doit entrer dans l’évaluation des risques professionnels et être tracé dans le document unique. Le guide détaille les étapes : diagnostic de situation, mesures de concentration lorsque c’est nécessaire, puis choix de mesures correctives. Les réponses techniques ne sont pas exotiques : amélioration de la ventilation, limitation des voies d’entrée, traitement des points singuliers, ou, selon le bâti, solutions plus structurantes. Ce qui compte, c’est l’ordre : d’abord comprendre les niveaux, ensuite corriger, puis vérifier l’efficacité. Le document questions-réponses insiste aussi sur la coactivité : dans certains cas, le radon doit être pris en compte dans un plan de prévention formalisé, comme les autres risques de chantier ou d’intervention. Juridiquement, le sujet se gère comme un risque mesurable : on attend une démarche, des résultats, et des actions. Pour un diagnostiqueur ou un intervenant en prévention, le rôle est d’aider à passer de l’information à la décision : expliquer le périmètre concerné, orienter vers la mesure, et traduire les résultats en priorités d’action compatibles avec l’usage réel des locaux. Pour les gestionnaires de bâtiments, le guide rappelle un point de méthode : on agit sur les causes, pas sur les symptômes. Augmenter l’aération de manière ponctuelle ne suffit pas si les voies d’entrée restent ouvertes. À l’inverse, des travaux ciblés, combinés à une ventilation adaptée, donnent souvent des résultats stables. Pour le public, c’est aussi une information utile avant une reprise de local ou un aménagement de sous-sol : mieux vaut vérifier la situation en amont que découvrir le problème après installation.
